janvier 11, 2021

Classement malbouffe 2021 : l’impact de la pandémie sur les comportements alimentaires

  • Home
  • /
  • Blog
  • /
  • Classement malbouffe 2021 : l’impact de la pandémie sur les comportements alimentaires

Dernière mise à jour lefévrier 5, 2021

Alors que 2020 s'inscrit comme étant l'année la plus improbable de l'histoire, Flashs s'associe au site Acontrecorps.com, jeune média santé et bien-être, afin de réaliser un nouvel état des lieux de la Malbouffe au sein des 32 plus grandes villes françaises. 

Ainsi, chaque année depuis 2016, nous avons minutieusement répertorié toutes les plus grandes chaînes de restaurations rapides au sein des plus grandes villes de France. L'o bjectif étant d'alerter sur le gain de terrain des géants de la malbouffe et d'inciter les métropoles à répondre et de trouver des solutions concernant ce mode d'alimentation, principal vecteur d'obésité chez les jeunes. 

Des acteurs majeurs sur pourront encore compter en 2021, grâce notamment à ce nouveau classement qui met en exergue les mouvements de fermetures et d'ouvertures de chaînes de restaurations rapides au sein des 32 plus grandes villes de France. Quelles sont les villes championnes de la malbouffe? Quelles sont les plus impactées par la crise sanitaire? Quelle observation peut-on faire en ce qui concerne le secteur de la restauration rapide et traditionnelle dans chacune de ces grandes villes?

L'étude 

Pour cette nouvelle année, l'étude a été une nouvelle fois réalisée sur les 16 chaînes de restauration rapide les plus présentes au sein des 32 plus grandes villes françaises. 

Nous retrouvons ainsi, cette année encore, les chaînes les plus populaires:  McDonald's, Burger King et Quick (toujours séparés cette année malgré la fusion progressive), KFC, Paul, La Brioche Dorée, Domino's Pizza, Subway, La Mie Câline, Starbucks, La Croissanterie, Pizza Hut, Pomme de Pain, O'Tacos, Bagelstein et Speed Burger. 

Cette année encore, c'est Bordeaux qui domine ce classement de la Malbouffe, avec un ratio de densité de fast-foods pour 1000 habitants, égal à 0,1959 contre 0,1724 pour Tours, qui se hisse cette année à la seconde marche du podium. 

6ème du classement l'an dernier, Tours a vu son nombre de fast-foods augmenter: 0,1611 en 2020 contre 0,1724 pour 1000 habitants en 2021. Une différence de ratio qui s'explique notamment par l'ouverture de trois nouveaux O'Tacos et la fermeture d'un restaurant Quick. 

Metz, 3ème l'an dernier, conserve cette année sa place sur la dernière marche du podium. Devant Limoge 2ème l'an dernier, qui descend à la 4ème place, Lille et Brest, respectivement 7ème et 5ème l'an dernier.

 

Détails des données

Les villes marquantes en 2021

Bordeaux:

Encore une fois à la tête de ce classement, pour la quatrième année consécutive, la belle endormie a vu ses restaurants de fast-foods résister à la crise sanitaire et s'organiser au mieux pour assurer les livraisons à domicile, puisqu'elle ne compte que trois fermetures de restaurant cette année: notamment les enseignes La Brioche Dorée et O'Tacos qui avaient fraîchement ouvert un restaurant en 2020, mais qui ont dû baisser le rideau cette année. De même pour les enseignes Paul et Quick qui font respectivement face à une et deux fermetures cette année. À l'inverse, l'enseigne Starbucks s'en sort mieux, puisqu'elle ouvre un nouveau restaurant cette année. 

Tours:

Loin du podium l'an dernier, "le petit Paris" se hisse cette année à la seconde marche du podium et fait une remontée spectaculaire, grâce notamment à l'ouverture de trois restaurants O'Tacos, et malgré la fermeture d'un restaurant Rapide. Avec 24 restaurants au total, toute enseigne confondue, elle affiche le second plus fort ratio de densité pour 1000 habitants. 

Metz:

Troisième également l'an dernier, Metz conserve sa place cette année. Une stabilité qui s'explique notamment par l'ouverture d'un restaurant Starbucks, et la fermeture d'un métro, et d'un restaurant La Brioche Dorée, conférent à la ville un nombre total de 21 restaurants, toute enseigne confondue. Soit seulement un de moins par rapport à l'an dernier. 

Limoges:

Avec un ratio de densité de 0,1645 restaurants pour 1000 habitants, Limoges chute au pied du podium. En cause notamment, la fermeture de trois restaurants cette année: des enseignes Speed Burger, Paul et Quick.

Les chaînes les plus représentées

Sans surprise, l'enseigne Mc Donald's confirme une fois encore sa place de leader sur le marché, élargit en tête des enseignes fast-food les plus représentées avec 233 restaurants répartis dans ces 32 grandes villes. On observe cependant un fort impacte de la pandémie sur la capitale, puisque le géant enregistre 11 fermetures de restaurants cette année, dont 10 étendues en région parisienne. 

Une pandémie qui n'aura pas non plus épargné un autre leader nord-américain, que l'on retrouve à la deuxième place, l'enseigne Subway, avec 133 restaurants au total sur l'ensemble des 32 plus grandes villes françaises, soit 21 restaurants en moins par rapport à l'an dernier!

D'autres enseignes ont également été lourdement impactées cette année notamment Starbucks et La Brioche Dorée avec respectivement 16 et 9 restaurants en moins sur l'ensemble du territoire. L'enseigne Quick enregistre également un fort taux de fermetures, ce qui s'explique notamment par le récent rachat par le géant Burger King, qui souhaite convertir les anciens restaurants Quick en restaurants Burger King d'ici 2021. Une tendance confirmée par nos chiffres , puisque l'on enregistre 8 fermetures de restaurants Quick pour 6 ouvertures de restaurants Burger King cette année, sur l'ensemble des 32 villes du classement.

 

Une pandémie mondiale qui a lourdement fragilisé le secteur de la restauration

Pour autant, 2020 n'a pas été une «classique». La crise sanitaire sans précédent est le lieu bouleverser nos modes de consommation, notre vision des choses, nos aspirations futures… Ainsi, nombreux sont ceux qui ont été «forcés» par le confinement à revoir leur mode de vie et leurs habitudes. Plus de temps pour soi, pour cuisiner, pour faire attention à son corps et son esprit… Du temps précieux qui aura permis à chacun d'évoluer et de prendre du recul, notamment sur son alimentation.

Ce qui est du moins certain, c'est que les confinements successifs couplés au couvre-feu ont été dévastateurs pour le secteur de la restauration. Aussi, 2020 restera comme l'année la plus noire de la restauration française. Selon le cabinet Food Service Vision , le secteur de la consommation hors-domicile enregistre un manque à gagner de 27,3 milliards d'euros pour la période de janvier à novembre. L'étude chiffre ainsi à 39% de chiffres d'affaires perdus le couvre-feu instauré en octobre, et à 75% de pertes le confinement de novembre.

 

Les enseignes de fast-food qui réussissent tout de même à tirer leur épingle du jeu

Cependant, si on observe une perte globale, les grandes enseignes de fast-food, elles, s'en sortent plutôt bien, avec des pertes deux fois inférieures à celles des établissements traditionnels. Une exemption qui s'explique notamment par l'augmentation de la vente à emporter ou la livraison, pour ces chaînes de restauration étaient déjà préparées, contrairement aux restaurants plus «classiques» misant principalement sur une clientèle physique. 

C'est d'ailleurs ce que les Français · es assister avec impatience: la réouverture des bars et des restaurants. S'ils ont été nombreux à avoir recours à la livraison à domicile pour soutenir les petits restaurateurs et commerces de proximité, ils n'en restent pas moins impatients de retrouver leurs habitudes à l'extérieur. Tout dépend bien entendu de l'évolution de la pandémie, du déploiement des vaccins ainsi que de la progression de l'allègement des mesures de restrictions sanitaires. 

Pour autant, on ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre la consommation de fast-food et le contexte actuel. Les émotions jouent énormément sur nos modes de consommation et nous avons été nombreux à multiplier les riches-repas (aliments plus riches en gras) suite à un énième coup de mou. Couplée à une forte sédentarité de par le télétravail forcé par la conjoncture, l'absence d'activités physiques et la fermeture des salles de sport et tout autre parc d'activité sportive, la gestion du stress peut parfois s'avérer difficile à gérer. 

À l'inverse, le fait d'être plus souvent à la maison peut également inciter à cuisiner, à manger moins d'aliments transformés et à mieux choisir ses produits. Soit une réelle amélioration de la qualité de l'alimentation. 

Un bouleversement que les grandes chaînes de restauration rapide ont tout de même anticipé, en s'assurant d'être présenté auprès des jeunes, grâce à des campagnes de communication bien ficelées. C'est ainsi que la guerre classique "Mc donald's vs Burger King" a été mis à l'ordre du jour. Le géant du fast-food américain a ainsi encore frappé, sur un ton connu plus solennel à l'accoutumée. Alors que le confinement continue de fragiliser le secteur, Burger King appelle à commander, y compris chez son concurrent principal: Mc Donald's. Une publicité en écriture noire sur fond blanc, qui figure en pleine page dans le journal du dimanche et partagée sur l'ensemble des réseaux sociaux. 

"On n'a jamais pensé que vous dire ça, mais aujourd'hui les restaurants qui emploient des milliers de salariés ont aussi besoin de votre soutien.  Donc si vous souhaitez les aider, continuez à vous régaler à la maison grâce à la livraison, en vente à emporter, et aussi au drive. Avec un Whopper, c'est mieux, mais si c'est un Big Mac, c'est déjà pas mal ".

Un appel à la solidarité, qui ravive avec humour cette éternelle guerre d'égo entre les leaders du fast-food, et qui montre également la capacité d'adaptation de ces grandes chaînes de restauration rapide. 

Un mouvement que tentent de suivre tant bien que mal les restaurateurs plus traditionnels. Face à la situation, nombreux sont ceux à s'allier aux services de livraisons tels que Deliveroo, UberEats… Pour autant, ces entreprises parfois décriées, poussent certains restaurateurs à trouver des alternatives plus écologiques, économiques et plus en adéquation avec leurs valeurs et le respect de leurs salariés. On a ainsi vu également apparaître des livraisons réalisées par les restaurateurs eux-mêmes, ou par leurs propres employés, ceci afin de maintenir au mieux leur activité et celles de leurs salariés. 

L'autre option, plus développée, consiste en la vente à emporter: les restaurateurs ont également dû s'adapter et trouver des solutions afin de rendre leurs plats "transportables".  

Une crise sanitaire qui aura donc permis de développer notre capacité d'adaptation. Notamment les chaînes de restauration rapide, ainsi que les plates-formes de livraison de repas à domicile, qui ont su tirer à merveille leur épingle du jeu et apporter des solutions au plus grand nombre.

__CONFIG_colors_palette__{"active_palette":0,"config":{"colors":{"62516":{"name":"Main Accent","parent":-1}},"gradients":[]},"palettes":[{"name":"Default Palette","value":{"colors":{"62516":{"val":"rgb(19, 114, 211)","hsl":{"h":210,"s":0.83,"l":0.45}}},"gradients":[]},"original":{"colors":{"62516":{"val":"rgb(19, 114, 211)","hsl":{"h":210,"s":0.83,"l":0.45}}},"gradients":[]}}]}__CONFIG_colors_palette__
__CONFIG_colors_palette__{"active_palette":0,"config":{"colors":{"89b00":{"name":"Main Accent","parent":-1},"f4f63":{"name":"Accent Dark","parent":"89b00","lock":{"saturation":1}}},"gradients":[]},"palettes":[{"name":"Default","value":{"colors":{"89b00":{"val":"var(--tcb-skin-color-0)"},"f4f63":{"val":"rgb(28, 40, 49)","hsl_parent_dependency":{"h":206,"l":0.15,"s":0.27}}},"gradients":[]},"original":{"colors":{"89b00":{"val":"rgb(19, 114, 211)","hsl":{"h":210,"s":0.83,"l":0.45,"a":1}},"f4f63":{"val":"rgb(12, 17, 21)","hsl_parent_dependency":{"h":206,"s":0.27,"l":0.06,"a":1}}},"gradients":[]}}]}__CONFIG_colors_palette__
Article précédent